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En débat

Système éducatif et évolution du métier

mercredi 26 septembre 2007

Jeudi 30 août

Présentation à partir de la note de Frédérique et Roland disponible sur le site.

Retour sur la loi Fillon, le socle commun. Considéré comme le minimum pour s’insérer dans la société, trouver un emploi et consommer, recentré sur les « enseignements fondamentaux ». On organise le transfert d’autres enseignements, vers l’extérieur de la classe, pratiques artistiques et culturelles par exemple, justifiant une réduction des horaires élèves.

Outil structurel :

 la contractualisation. Ministère / rectorats / établissements, avec accumulation d’évaluations justifiant la diminution de l’horaire obligatoire élève, donnant des marges pour limiter le coût de l’éducation,

 l’autonomie aux établissements dans le cadre d’un projet contractualisé. Une partie de l’horaire dégagé peut aussi être confié à des personnels recrutés localement, et moins qualifiés.

La réduction des horaires, la culpabilisation des enseignants permet aussi d’imposer aux enseignants des tâches qui ne sont actuellement pas les leurs .Il nous faut mener le débat sur nos missions.

Forte communication sur l’élimination des boîtes noires du système : publication des résultats des établissements, orientation, redoublement, et fonctionnement du conseil de classe, taux de redoublement et procédures d’appel, place des parents, contenus, maintenant pratiques (dédoublement, effectifs....).On semble offrir une liberté de choix aux familles (établissement, et bientôt contenus ? Personnels ?) Ce qui permet de dédouaner l’Etat et la collectivité de la responsabilité de la réussite ou de l’échec de l’élève. C’est à l’individu de se prendre en charge. Occulte les Pb sociologiques qui influent sur la réussite de l’individu.

Quelle stratégie pour contrer cet ensemble cohérent ? Le SNES n’aurait pas de projet ? 24 pages d’analyses et de propositions dans les thèmes du congrès de Clermont ! Pourquoi tout cela ne ferait-il pas projet ?

Jusqu’en 95, le SNES avait l’image d’une organisation offensive et exigeante. Depuis, nous sommes en défensif. Nous avons pourtant des contre-propositions, mais elles ne sont pas perçus / comprises / relayées. Il y a 15 ans, nous étions dans une dynamique dans laquelle les propositions étaient comprises par les collègues et faisaient écho dans la société. Ce n’est plus le cas. Nous n’avons pas assez travaillé les relations entre notre projet éducatif et notre projet de société. Quel relais, Comment développer des liens avec le monde politique pour que nos idées soient prises en comptes ?

Le SNES a l’image d’un syndicat corporatiste et centré sur ses avantages. Or c’est aujourd’hui la seule force syndicale capable d’avoir un discours cohérent sur l’organisation du collège ou sur un programme disciplinaire. Il nous faut montrer que nous avons un projet global. Il nous faut retrouver l’adhésion de la profession sur notre projet, qui doit être perçu comme global : éducatif et de société.

Le mirage sarkozyste.

On a l’impression d’une réponse aux attentes au coup par coup (ex : coût de la rentrée et accord avec les grandes surface), qui cache la transformation profonde de la société qui est en train de se mettre en place. Il nous faut repartir du réel, démonter cette méthode du gvt. Avec les renouvellements important de la profession, on a à expliciter un certain nb de choses, par exemple, dire aux collègues qui est M. Rocard. Le débat politique sur l’état de la gauche est aussi une occasion de retravailler notre projet.

1- démonter les ressorts du mirage sarkozyste, sans tomber dans le piège de la lamentation

2- retravailler notre projet pour lui donner une unité, le rendre possible

3- inscrire ce projet en lien avec une approche globale : sociale, financement...A nous de montrer que l’on peut dégager des marges pour investir dans le syst. éducatif et que ce que l’on propose est crédible

4- quelle stratégie pour que ce projet soit adopté par les collègues et relayé ?

Débat

Intervenant 1

Pourquoi les collègues ne voient-ils pas la cohérence de notre projet ? Les collègues le voit comme un empilement de propositions, que nous réagissons au coup par coup, toujours à courir derrière les propositions gouvernementales. Il faut expliquer notre vision de l’école, pour convaincre les collègues et les parents. Partons du constat réel et donnons des réponses concrètes aux problèmes vécus par les collègues pour expliquer pourquoi on défend telle ou telle proposition.

Intervenant 2

Les conditions de l’accompagnement scolaire sont déterminantes pour se positionner. Si c’est devant 25 ou 28 élèves, par sur de l’efficacité pour l’élève et de l’intérêt pour les collègues. Si petits groupes, avec par exemple de la méthodo et du soutien, peut avoir de l’intérêt. Risque aussi d’autres intervenant, assistant, assoc, parents... Ces nouvelles tâches doivent elles être inscrites dans nos services et nos statuts ? Il ne sera alors plus question de volontariat, et les collèges devront trouver une autre organisation le soir après les cours.

Intervenant 3

Entrée métier : approche essentielle. Difficulté des collègues de percevoir notre projet. danger à voir les collègues d’un côté, les militants de l’autre. On voit bien dans nos classes des élèves dont on ne sait pas quoi faire. Et pourtant, nous croyons en la réussite de tous. Contradictions internes. Apprentissage : bcp de collègues se disent que cet élève qui n’est pas à sa place ici serait mieux en apprentissage. Mais les collègues ignorent tout de l’apprentissage. On n’est pas simplement sur des questions corporatistes. Ce qui préoccupe les collègues, c’est le sens du métier, et pas que chez les militants.

Intervenant 4

2 raisons sur le manque d’adhésion au projet

 rôle des média : les médias ne parlent plus de projets de société.

 Nos publications : nous ne sommes pas assez lisibles ni sur le projet de société ni sur la gravité de la situation dans laquelle on est.

Intervenant 5

Les motions de congrès ne sont pas lisibles. Pour ceux qui ont une idée partielle du projet du SNES, il s’agit d’un projet théorique, d’expert, coupé de la réalité quotidienne. Il nous faut aujourd’hui répondre à la tactique de Sarko. Quelle est la fonction du projet ? Il y a un an, nous voulions un projet le plus parfait possible. Maintenant, il faut répondre au coup par coup. Il y a un vide sidéral à gauche. Personne que nous ne peut proposer un projet éducatif. Il faut un projet qui devienne un élément de débat. Il vaut mieux débattre sur la position du SNES / la seconde. Le SNES est capable de prendre en charge le vrai débat professionnel que le gvt veut éviter à tout pris. C’est la qualité politique du projet qui est importante, plus que technique.

Intervenant 6

On apparaît comme des utopistes et des rêveurs. La faisabilité économique de ce que nous portons est importante. Il faut mettre en évidence la cohérence des politiques mises en oeuvre (orientation, LV ...)

Intervenant 7

Décalage entre notre analyse des mesures gvtales et la stratégie syndicale envisagée. Cet été, nous n’avons pas saisi l’occasion de faire le lien entre les lettres de missions de X. Darcos et V. Pecresse, de logique libérale, et leur première mise en œuvre caractéristique à travers la loi Pécresse (autonomie, recrutement des précaires). Il va falloir être attentifs à notre façon de s’adresser au politique et au public. Lien entre nos revendications sur le métier et sur nos conditions de travail. Nous avons à répondre à des collègues ayant des soucis de complément de service, de charge de travail, de rapport avec la hiérarchie. Parler métier, c’est parler clairement de ce qu’on y met. Quelle est notre position sur les 2 heures du soir ? Nous ne nous inscrivons pas dans une école après les cours. Nous voulons une école qui fonctionne bien pendant les cours.

Intervenant 8

Le discours c’est la dette publique, le déficit budgétaire...sortir de ce discours économique et lui opposer des valeurs morales : un droit à l’éducation pour tout le monde, l’éducabilité de tous jusqu’à 18 ans, sans se focaliser sur la rentabilité économique de l’école. Paradoxe du paquet fiscal de 14 milliards d’euros, ajoutés à un déficit de 45 milliards, et qui passe comme une lettre à la poste ! On ne trouve pas de relais médiatique à notre analyse.

Intervenant 9

Isoler l’éducatif du projet global fait que nous déléguons : nous ne faisons que du syndical et pas du politique. Or nous devons faire du politique au sens large. Il n’y a aucune honte à ce que nos idées se retrouvent dans des projets politiques. Au contraire. Nous devons avoir une ambition sociale. Autre effet pervers de se couper du politique : donne l’impression que nous ne faisons que réagir aux dispositifs installés. Il y a des divisions, des désaccords profonds entre nous, alors que l’on devrait examiner les processus (européen par exemple) à l’aune de l’éducatif. Ex : apprentissage. Certains collègues considèrent encore que certains élèves ne peuvent réussir que quand ils ont un outil entre les mains. Il faut se demander si nous sommes tous d’accord sur le fait que l’on peut faire autre chose que des apprentis des élèves en difficulté. Ceux qui parlent le plus de l’indépendance syndicale sont ceux qui le sont le moins (UNSA). Il nous faut agir dans le champ politique.

Intervenant 10

Ne tombons pas dans la nostalgie : faire passer notre projet éducatif n’a jamais été un chemin de roses ! Les années 77 et la réforme Haby : on paye toujours le prix du manque de moyens et d’accompagnement de la réforme. 89 : plan Jospin Rocard. Thématiques intéressantes : concevoir la promotion collective de toute une classe d’âge n’était pas l’objectif de la loi. L’objectif. Individualisation des parcours...Assurer un devenir collectif était déjà fortement contesté. Pourquoi plus de difficultés maintenant à faire passer cette idée : dévoilement d’un certain nb de dysfonctionnement du système éducatif. Les tensions entre le désir d’une inclusion sociale de tous percutaient les désirs de la classe moyenne. Ex : carte scolaire : on ne peut plus s’en sortir que par ce type de stratégie individuelle.

Il nous faut mieux analyser ces changements :
 la dimension européennes et les comparaisons internationales. Nous en souffrons, même si le principe est inepte.
 Dimension politique : la notion d’intérêt général n’est plus revendiquée par beaucoup dans les partis. L’idée de promotion collective est remise en cause.
 Difficultés du système éducatif. Il ne faut pas les cacher mais les décrire précisément (sorties sans qualif. etc.), et proposer des remèdes. Ces concepts d’individualisation, de rythme et de projet de l’élève : il nous faut mieux les explorer. C’est à nous d’expliquer comment fonctionne la classe, la socialisation qui s’y joue. Le sens du métier a toujours été dépendant des objectifs et missions de l’école. Les enseignants veulent participer mieux à l’éducatif, mais sans séparer d’avec l’acquisition des connaissances et des apprentissages (enquête métier 99). Campagne d’opinion prévue, avec le soucis d’éclairer.... Difficulté de maintenir la voie techno, alors que le patronat considère qu’on pourrait avoir des formations maisons pour développer ce type de compétences.

Intervenant 11

Un projet est constamment perfectible, toujours en devenir. Quelle société pour quelle école ? Quelle école pour quelle société ? La pratique du métier change, les collègues et la société aussi. Nous devons être porteur de la cohérence du projet. Il n’y a pas d’opposition entre entrée sociétale ou entrée par le métier. Dans beaucoup d’établissements, les collègues sont très portés à débattre des enjeux de société. Nous sommes beaucoup plus d’accord entre nous qu’il n’y paraît. Si l’on dit droit à l’éducation pour tous jusqu’à 18 ans, il n’est pas possible de déléguer cette formation à un maître d’apprentissage. Le droit à l’éduc pour tous ne consiste pas à mettre tout le monde dans le même moule. Il doit y avoir de la diversification. Si tous les élèves dont certains disent qu’ils n’ont pas leur place dans l’établissement étaient enlevés, certains profs n’auraient pas de place non plus.

Intervenant 12

Nous sommes acteurs d’un système qui change. Ordre scolaire : très développé dans les instructions, très peu contesté dans les établissements. Quelle analyse en faisons-nous au SNES ? Autonomie des établissement : comment nous en servons nous comme levier de transformation de l’école ? Organisation et évaluation du système scolaire ? IUFM : mieux professionnaliser les collègues pour mieux les évaluer et probablement mieux contenir le métier. Comment nous emparons-nous de ces questions ?

Intervenant 13

La question des missions de l’enseignant est complexe et va au delà de l’activité d’enseignement. Peut être faut il élargir notre vision des missions de l’école. Occasion de mettre en avant notre conception du métier. Il y aurait des choses à retravailler sur PISA, sur résultats de la Finlande où les enseignants sont formés au niveau recherche. Sur le soutien : ne pas éluder la question des élèves en difficulté, s’appuyer sur les travaux des chercheurs.

Intervenant 14

Il faut qu’on se mette d’accord sur la démarche de travail : qui va travailler sur une clarification de nos mandats ? Comment lancer une campagne d’info auprès des militants ? Comment faire pour toucher les collègues ? Il faut penser à un questionnaire relativement simple, partir de nos idées clés. La question de la scolarité à 18 ans me paraît essentielle car recoupe notre conception... Accompagnement éducatif, il faut clarifier notre analyse sur le sujet. Il faut pouvoir enclencher ds les S3 la réflexion et soumettre cette démarche au CN de septembre comment rendre audible au niveau national cette question sur le métier. Se mettre d’accord aussi sur quelle forme l’organiser : demander une journée, la même pour tout le pays, ou l’organiser sous la forme de stages nationaux. Idem à propos de l’apprentissage en alternance : qu’est ce qu’on propose d’autre si on le rejette. Il faut contrecarrer le discours du gvt « revalorisation du métier enseignant ». Tabou à déminer : « le mérite »

Intervenant 15

Notion d’individu et de collectivité : si l’élève est renvoyé à lui même, l’enseignant aussi. Tout ce qui est du collectif est en cours de démolition et les collègues souffrent de l’isolement et doivent se débrouiller tout seuls.

Intervenant 16

3 axes à privilégier
 tenir notre rang d’organisation syndical
 répondre à la difficulté du métier
 retourner vers le politique : on ne s’en sortira pas tous seuls si le reste de la fonction publique se casse la figure, par exemple. Les collègues attendent de nous que nous participions à la reconstruction d’un projet de gauche. Le projet d’école est au coeur des enjeux sociaux. Il nous faut montrer notre capacité à faire le lien avec le politique au sens large et les autres salariés (réforme de l’état, europe etc...). Nous devons participer au travail de reconstruction de la gauche, aux initiatives. Il y a un retour politique chez les collègues, qui se demandent comment participer au renouveau d’un projet progressiste. Marseille : militants progressistes de la gauche du PS. Création d’une Université populaire, montée pour la plupart par des syndicalistes SNES-FSU.

Intervenant 17

 nos élèves : tous capables ! Bataille idéologique et scientifique à mener
 Il nous faut un projet décomplexé, cohérent pour être crédible. Un syndicat n’est pas un parti politique. Exemple des enjeux :
 le bac. Il faut qu’on soit très attentif au débat qu’il va y avoir. Volée de documents contre le bac (magazines, livres). Il nous faut des remontées des collègues sur tout se qui se passe pour que nous puissions dénoncer ce qui ne va pas pour pouvoir avancer. Il y a aussi le problème du contrôle local en LV. L’appel des profs de langues n’a pas été très signé.
 La classe de 2de : qq. chose ne va pas. Cette classe est aussi liée au collège Un des premiers axes de bataille de Thatcher a été de casser le syndicalisme pour passer en force.

Intervenant 18

Débat riche et à plusieurs niveaux en même temps. Pas de projet éducatif à gauche : si ! Il y a une espèce de vulgate européenne : l’économie du savoir etc. Les Sénateurs et leur épouvantable rapport sur la formation professionnelle, c’est cela encore. Il faut conduire la bataille des idées, partir des éléments concrets auxquels nous sommes confrontés dans nos établissements. Mettons Sarkozy entre parenthèses. L’avenir se joue dans nos écoles. Nous avons de très nombreux atouts. Il nous faut mettre notre capital collectif à disposition de tous.

Intervenant 19

Conf de presse de X. Darcos sur la mission de l’école qui ne s’arrête pas après les cours. Il s’agit bien de politique, mais avons nous sur l’accompagnement scolaire une réponse à la hauteur. Un projet se mesure à sa capacité de donner des repères sur lesquels nous pouvons tous nous appuyer. Nous n’arrivons pas à avoir des idées claires, à faire du politique sur ce qui est au coeur de notre domaine !

Intervenant 20

Europe : il existe des notes d’Odile Cordelier. Peut-être faudrait-il les diffuser plus largement. Obligation de scolarité à 18 ans : lier ce qui se passe dans et hors de l’école permettra la reconnaissance de notre projet. Il faut parler de nos ambitions pour la jeunesse. Il faut aussi décrypter la politique de N. Sarkozy et ses leurres (ex : notion de revalorisation). Il reprend à la lettre les textes signés au moment des accords de Lisbonne.

 autonomie des universités, pôles d’excellence, universités à deux vitesse
 technique de management des établissements, formation confiée aux entreprises
 rationaliser le système éducatif pour une plus grande productivité : PISA Congrès de Berlin de l’Internationale de l’éducation : marchandisation au sein du public. Un projet éducatif ne se suffit pas à lui même : notre projet n’aura de sens que s’il s’appuis sur le hors-école.

Intervenant 21

C’est la responsabilité du SNES de mener le débat mais on ne peut pas séparer le travail de débat à l’interne de la campagne en direction des parents d’élèves et du public. Ex : débat sur le remplacement à l’interne. On a été capables d’expliquer aux collègues et aux parents d’élèves en quoi nous pensions que cela ne rendait pas service aux élèves. Il nous faut maintenant expliquer que quand les conditions de travail des enseignants se dégradent, on touche à la qualité de l’offre éducative et de la formation des enfants. Métier : il nous faut débattre sur ce qui est le coeur de nos métiers, ce qui fait l’unité de notre métier d’enseignant (formation, mission ...). On a à rencontrer des élus locaux qui financent des associations d’aide aux devoirs dans les quartiers. Si on nous propose à nous professionnels de le faire, après avoir parfois protesté contre le travail des assoc, que répondre ?

Intervenant22

On est dans une société dans laquelle l’économie prime dans la conception du monde Les mesures concrètes prises par le gouvernement (notre de vie scolaire, conseil pédagogique) sont présentées comme non idéologiques alors que ce n’est pas le cas ! Il faut faire en sorte de casser les représentations des collègues, et montrer que le SNES permet de se saisir des questions et de débattre. Le projet n’a pas besoin d’être parfait mais doit être pensé en amont.

Intervenant 23

L’accompagnement scolaire suffira-t-il à faire réussir les élèves en difficulté ? Si un élève n’est pas volontaire, est-ce qu’il n’a pas envie de réussir ? Qui peut le faire ? Public ? Privé ?

1ere synthèse

Roland

Dans la difficulté scolaire, il y a une importante dimension sociale, qui ne peut se résoudre par l’accompagnement scolaire. Que les classes aisées ne réussissent que par l’accès à de coûteux cours particuliers ne tient pas : rien de permet d’affirmer que ces cours soient efficaces, ni que cela permettent aux élèves en difficulté de progresser. Le renouveau du politique dans la profession : élément sur lequel nous devons nous appuyer. Il nous mener des débats plus portés par la profession, de donner des outils de débats dans les établissements. Ex : toute la dimension européenne et l’influence de la stratégie de Lisbonne. On a produit des choses (dossier dans l’US etc.), pourquoi la profession ne s’en empare-t-elle pas plus ? L’accompagnement scolaire : c’est l’urgence. Nous travaillons sur ce sujet depuis 3 ou 4 congrès. Le ministère nous propose un dispositif qui reprend en partie nos demandes et correspond à une demande sociale forte. Et pourtant nous sommes gênés : il nous faut à la fois accepter et alerter sur les dérives possibles et les difficultés. Notre position : il y a besoin de structures permettant aux élèves dans les établissements de faire leur travail personnel. La réflexion sur ce qu’est le travail personnel et son rapport avec le travail en classe n’a pas abouti à une transformation de la conception du travail en classe et des pratiques. On a à retravailler le travail personnel de l’élève. Plus on réduit les heures de cours, plus on renvoie à l’extérieur une part des apprentissages, accentuant l’inégalité. . Mais il y a un moment ou on est seul face au savoir, moment intime. Ce travail n’est pas le même suivant le niveau et la discipline. Le dispositif proposé est fourre-tout. Le gvt fait croire qu’il répond à la véritable attente du public, mais répond-il de manière individualisée aux véritables difficultés de l’enfant ? La demande est détournée. Nous voulons l’accès à une pratique culturelle et artistique, une aide personnalisée...Le gouvernement regroupe tout sans réflexion sur le contenu ni sur qui peut l’encadrer Qu’en sera-t-il des moyens ? Ils risquent d’être soumis à la présentation, par exemple, d’un projet de partenariat On est preneur de dispositifs d’aide, mais sans glissement des responsabilités ni des financements. Dans la conf de presse d’hier, Darcos n’a parlé que de l’aide au travail et de pratiques artistiques et culturelles. L’aide individualisée a été « oubliée ». On est preneur de lieux d’accueil pour que les élèves puissent faire leur travail. Mais pour le soutien et l’approfondissement, le lien avec ce qui se passe dans la classe et les apprentissages est beaucoup plus fort. Le redoublement Il va falloir anticiper. Pas de remise en cause officielle et directe du redoublement. Mais on va nous expliquer qu’il n’a aucun sens et qu’il faut le supprimer. On a urgence à réfléchir et anticiper. Le redoublement renvoi à une forme du pouvoir, à un pronostique sur la capacité d’un élève à suivre ou pas des études. Renvoie à l’orientation et à l’évaluation. Supprimer le redoublement peut se faire en modifiant l’évaluation. Actuellement, on évalue avec une échelle chiffrée, et on est dans la compensation pour la décision de passage. Depuis 2 ans, le ministère martèle sur le caractère illusoire de la compensation des notes d’une discipline à l’autre. Prétend qu’il faut entrer dans une logique de compétence : on évalue plus les disciplines une par une mais des compétences, indépendantes du niveau de la scolarité. Le débat sur l’évaluation renvoie sur les contenus : qu’est-ce qu’on enseigne et comment ? On est contre la suppression du redoublement car on sent bien qu’il s’agit pour le ministère d’un gisement de postes et de moyens financiers, même si pas vraiment chiffré. Il nous faut faire partager à la profession le fait que le redoublement, globalement, n’est pas efficace. Ce ne sera pas facile : si on ne redouble pas, que fait-on à la place ? Il ne s’agit pas de mener automatiquement une cohorte jusqu’à la fin du cycle : les élèves vont s’enfoncer dans la difficulté scolaire. Comment s’organiser : mettre des éléments sur le site et débattre dans les établissements ? Faire porter par U&A et les instances des moments de travail sur ces questions. Mettre la profession en état de réfléchir avec nous sur ces questions. Il n’y a pas de question préalable : on ne peut parler du métier sans lier ce que l’on enseigne avec comment on l’enseigne. Je réclame de pouvoir être pendant une heure avec un petit groupe d’élève, monter un projet avec des partenaires de l’établissement et de l’extérieur, il faut lier les entrées métier et pédagogique. Quand on rédige les pré rapports et les débats de congrès, entre le thème 1 pédago et le thème 2 métier, les frontières sont compliquées. L’expérimentation. On a une réflexion sur les contenus, les pratiques, et notre position se durcit sur l’expérimentation. La loi Fillon se décharge de l’effort de réflexion sur le niveau local. Ex : suppression d’une première d’adaptation STG qui prenait une 30 élèves de BEP et les portaient au bac. L’équipe pédago veut continuer : on lui demande un faire un projet pour obtenir des crédit article 34. On a besoin d’un espace de liberté et d’autonomie, mais pas pour régler les dysfonctionnement du système. La notion de liberté pédagogique est détournée et nous renvoie la responsabilité de l’échec. « L’effet prof est plus important que l’effet établissement ». Que l’on nous donne les moyens d’assumer nos responsabilités.

Frédérique

Besoin de repréciser notre projet éducatif. Quel type d’emploi et quel type de formation globale ? Quel est le sens d’un projet éducatif ? Comment lier le dedans et le hors de l’école ? Même dans une société inégalitaire reproduisant ses inégalités, l’école a une dynamique propre pouvant les contrecarrer.

Les collègues trouvent notre projet généreux mais ne savent qu’en faire sur le terrain. .Il faut leur dire qu’il n’y a pas de fatalité.

Qq thématiques : le redoublement etc. sans laisser le sentiment que nous restons dans l’aporie (en collège et en 2de, ce n’est pas pareil). Si on le condamne, il faut dire aux collègues ce qu’on leur propose. Que faire d’une hétérogénéité qui atteint un seuil qui n’est plus vivable ? Il faut recenser les expériences d’alternatives au redoublement et en faire l’analyse et le bilan. Même chose sur l’orientation : il a certains discours qui affolent. Il y un travail à faire sur le projet de l’élève, sur le travail des co-psy. Cahiers sur le modèle de ce qui a été fait pour les congrès. Il ne s’agit pas de refaire le congrès. Il s’agit d’expliciter des propositions, de voir si elles répondent aux attentes des collègues dans la profession. On peut doubler d’une rubrique sur le site. Que ce soit les S1 qui interviennent le plus possible et pas des individus.

Intervenant 22

On nous taxe de dire non à tout. Ce n’est pas le redoublement mais les redoublements. Au collège, c’est bien autre chose qu’au lycée. Certains collègues disent qu’ils désespèrent déjà de certains élèves dès la 6ème. Ce n’est plus la problématique du redoublement, mais celle de l’échec scolaire, qui renvoie à celle des moyens. PPRE : pose le pb d’ajouter une charge de travail supplémentaire, si tant est que ce soit la solution.

Intervenant 23

Les pays ou le taux de redoublement est le plus faible sont ceux où les jeunes sortent le plus tôt de la scolarité vers des emplois peu qualifiés. La question est complexe. Ne pas le penser en dehors de l’orientation. Les compétences : question pas simple. Il faut clarifier les termes. car peut séduire des collègues qui ne connaissent pas le contexte. Généraliser les stages. Attention aux batteries d’indicateurs qu’il faut apprendre à analyser et à critiquer.

Intervenant 24

Il ne s’agit pas de refaire le congrès, mais infléchir nos mandats en fonction de l’actualité. Il faut cibler qq questions. Il faut poser des questions simples, avec des introductions brèves précisant les positions du SNES et des liens vers le site pour aller plus loin. Méthode pour mettre les collègues en relation les uns avec les autres : synthèses académiques ? Centralisation des contributions des S1 par le S4 ?

Intervenant 25

Redoublement : Lille, académie qui a le taux le plus faible en collège et les plus mauvais résultats sur les évaluations de 6ème. Les élèves vont de la 6ème à la 3ème en restant en grande difficulté,

Intervenant 26

Paris : Productivité, efficacité ne sont pas des gros mots. Quand nous dénonçons l’utilisation de ces notions, nous pensons que l’on réduit l’efficacité quand on accroît les cadences. La notion de compétence a plus de 20 ans ! On a trop tendance à analyser ce débat uniquement en terme de droit et de déqualification. Mais aussi liée au transfo sociales et à la société de service.

Conclusion

Quelles méthodes de travail pour mettre en débat ces sujets ?

CN dans 10 jours et il faudra traiter en plénière de notre stratégie dans le cadre de l’élaboration du livre vert. Salon de l’éducation : C’est devenu une foire commerciale, mais il y a quand même des débats ou nous devons être présents et à l’initiative

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