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En débat

Pour des Etats-Généraux de la jeunesse

dimanche 2 avril 2006

Après les déclarations présidentielles ubuesques et celles du ministre de l’éducation nationale qui conjuguent cynisme et mépris, le SNES se trouve en difficulté dans la poursuite de l’action au côté des lycéens pour le retrait du CPE. La voie politique de réglement du conflit est fermée sauf à considérer la négociation de la future loi avec les députés UMP comme une porte de sortie, seule celle du rapport de force demeure. Nous pouvons donc craindre une radicalisation. Il appartient à la FSU et au SNES en particulier de rechercher une perspective.

Les lycéen-ne-s sont en lutte pour la deuxième année consécutive. ILs expriment à leur manière et avec leurs modalités propre (coordination, réseaux MSN...) des inquiétudes profondes : le refus de la précarité, l’exigence d’une régulation sociale qui ne leur soit pas moins favorable que celle qui existait pour les générations précédentes, une politique d’orientation qui leurs permette d’accéder au monde du travail... (liste non exhaustive). Ils constatent tous les jours une véritable fracture de la jeunesse entre ceux (lycéens, étudiants) qui se perçoivent encore un avenir même sombre et trouble et ceux qui ne l’ont plus en perspective (révolte des banlieues, casseurs).

N’est-il pas temps de proposer des Etats Généraux de la jeunesse ?

L’objectif serait de faire émerger une parole des jeunes qui serait susceptible d’être portée auprès des partis politiques, des organisations syndicales. Ces Etats généraux pourraient se dérouler en plusieurs étapes : dans les établissements en lutte pour le second degré ; dans les établissements du supérieur.

Ce procédé pourrait permettre une expression significative des jeunes, donc légitime. Les syndiqués du SNES ont la capacité de se proposer comme facilitateurs de parole (gestion des débats) et comme force de proposition. Il faudrait obtenir une parole émanant des lycées professionnels (délicate question de la capacité du SNUEP). Il faudrait envisager un second niveau de synthèse (problématique comme tout historien se doit de le savoir), villes ? Académie ?

Les thèmes sont connus : précarité, formation/emplois, politiques éducatives, discriminations,....

Les difficultés à organiser une telle intiative sont nombreuses mais l’importance du mouvement en cours rendrait ses conclusions incontournables. Cela suppose une organisation à moyenne échéance (durant la période des vacances échelonnées). Son écho serait beaucoup plus limité après le mouvement (participation des jeunes).

Membre de la CAA de l’Académie de Rouen

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