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En débat / Fonctionnement du Snes et de la FSU

Congrès FSU à Marseille

jeudi 25 mai 2006

Un congrès décisif

Le temps de préparation du prochain congrès national de la FSU est ouvert ; dès aujourd’hui toutes les sections départementales, tous les syndicats, toutes les tendances qui animent la vie de notre fédération et assument la responsabilité publique de ses initiatives et de ses prises de position sont face à un défi, dont il convient d’être conscient.

Une conjoncture favorable ?

Le hasard fait que deux grandes confédérations auront tenu leurs congrès au printemps 2006, la CGT et la CFDT ; sans relever d’une approche hypercritique ni d’un pessimisme démoralisant, la lecture de leurs documents préparatoires, ne permet pas d’espérer raisonnablement la production des réponses à la hauteur de ce qu’attendent la jeunesse, les salariés, les chercheurs, les fonctionnaires, les femmes, les retraités, les seniors de ce pays ou plus généralement ceux qui ont besoin d’un syndicalisme efficace pour une société où l’approfondissement de la démocratie (sa relecture même, compte tenu des pratiques et des expériences des vingt dernières années dans un cadre national et européen) et la justice sociale et redistributive soient des objectifs partagés.

La prudence des évolutions de l’une, l’hiatus réel qu’on y observe entre une pratique de terrain convergente avec celles d’autres syndicats et un discours de syndicalisme rassemblé quelque peu contradictoire avec une ambitieuse volonté de développement pour des transformations sociales, le parti pris d’acceptation du système global dans sa forme actuelle de l’autre, qui en fait à bien des égards la centrale co-gestionnaire par excellence, cela donne à une organisation comme la FSU, une liberté d’intervention, d’analyse et de proposition inégalée. En janvier 2007 le congrès de la FSU, peut-être du fait de son originalité dans le monde syndical, à quelques mois d’une échéance politique cruciale pour l’avenir de notre pays, est donc chargé qu’on le veuille ou non d’un poids particulier : il lui appartient de redonner du sens à l’engagement syndical, à sa place dans la société, à son renouveau. Il se déroulera, dans le paysage politique et social français, à un moment clé de notre histoire immédiate : il nous revient collectivement d’en faire précisément un moment fort, à la hauteur des enjeux de société que la campagne des élections qui suivront, devrait avoir pour mission d’expliciter pour des choix fondateurs. La médiatisation de notre congrès est assurée si nous nous donnons les moyens d’en saisir l’occasion. C’est en tout cas sans complexe, ni a priori figé que le congrès de la FSU, de sa place mais de sa place tout entière occupée, doit redonner de l’espérance aux salariés et au mouvement social tout entier ; c’est au congrès de la FSU d’ouvrir un débat sérieux sur l’objectif d’unification du mouvement syndical, c’est au congrès de la FSU de donner aux politiques, et à ce moment là, le message fort d’exigences de progrès, de justice, d’égalité, de fraternité et de laïcité qui sera seul capable d’engager les citoyens de notre pays dans un monde meilleur en contribuant à sortir notre pays d’un marasme sociétal qui n’est que trop évident et d’une crise des institutions qui en est à la fois l’une des expressions et l’une des causes. Rien de plus, rien de moins.

Un cadre syndical ?

Petit rappel à propos d’un héritage :

On ne manquera pas de tenir compte des analyses contenues dans le dossier de la revue Mouvements ( La Découverte -janvier / février 2006) sous le titre : Réinventer le syndicalisme ; il nous paraît tout aussi important de se souvenir de quelques analyses formulées voici un peu plus d’un quart de siècle par Gilles Martinet dans son livre : Sept syndicalismes (Seuil-1979), dans lequel il n’omettait ni les circonstances historiques du développement du syndicalisme en Europe, en Amérique et au Japon, ni son articulation avec les organisations politiques, depuis les origines du mouvement ouvrier, ni le rôle inégal selon les pays du courant libertaire, ni les controverses internes à la deuxième internationale et la caractérisation d’une social-démocratie, qui au vrai, n’a jamais été au pouvoir en France, ni les questions qui fâchent ici ou là mais qui hélas, sont toujours d’actualité : les syndicats ont-ils un projet ? Quelles conséquences ont-ils tiré de l’impact des technologies de pointe, des progrès de la productivité, de la raréfaction des matières premières sur la composition quantitative et qualitative de la classe ouvrière ? Quelles nouvelles modalités de gestion de ces mutations les salariés sont-ils à même de concevoir et de promouvoir ? Quelle stratégie cohérente au plan international le mouvement ouvrier est-il en mesure de faire avancer ?

De quelques faits récents :

On constatera sans plaisir que ces questions restent d’autant plus présentes que les organisations qui, comme la CFDT avec son « recentrage » initié à peu de choses près à cette époque, y ont consacré du temps, des congrès et des décisions de fond, l’ont fait comme s’il y avait une sphère de décision souveraine de l’Economie ou des décideurs de l’Economie alors que les salariés n’avaient pas d’autre choix que de s’adapter aux circonstances, y compris dans la nature des revendications, et d’accepter volens, nolens un type de société où l’instantané, le flexible, l’adaptabilité aux besoins à court terme du marché et de la concurrence non faussée allait de soi ; le débat sur le TCE a illustré à nouveau le caractère second du discours syndical, son absence ou son refus d’autonomie de réflexion et le risque que la CFDT, mais pas elle seulement, on se souvient de la théorisation de « la marge » d’une FEN qui allait créer l’UNSA, accompagne au lieu de combattre, voire justifie (retraites en 2003 mais dès 1995) des choix gouvernementaux ou politiques en général, induits ou non dans le détail par des orientations européennes, mais qui en aucun cas n’auraient dû être analysés comme les seuls possibles, y compris pour la satisfaction des intérêts de classe que toute politique sert avec plus ou moins de cynisme et de sens de l’histoire.

Faire de la politique à tout prix

Il est donc, semble-t-il, clair qu’une réflexion sur l’avenir du syndicalisme ne saurait se dispenser d’une réflexion sur l’Etat, sa « réforme », sa légitimité dans la conception et la mise en œuvre des politiques, sur son champ d’action et de responsabilité dans l’Union européenne, sa part d’autonomie par rapport précisément aux « contraintes » économiques ; c’est en ne négligeant pas cette obligation d’analyse et de travail constant, qu’un syndicat, comme intellectuel collectif, doit être à même de conduire, que nous aurons aussi des motions crédibles sur la relation entre le syndical et le politique au lieu de produire des antiennes héritées du courant libertaire du mouvement ouvrier français et sans conséquences positives sur la transformation des rapports sociaux. Si l’on s’en tient aux démonstrations d’un bon connaisseur en ces matières, l’Etat est présent dans la constitution des rapports de production ( et pas seulement dans leur reproduction) et on doit penser qu’il existe une séparation relative de l’Etat et des rapports sociaux de production ; ce fondement de l’autonomie relative de l’Etat et du politique par rapport aux rapports de production rappelle que l’exercice du pouvoir est une relation, ce qui rend évidemment légitime l’intervention des citoyens et des appareils qu’ils se donnent ( partis, syndicats, associations) dans la vie publique, explique le poids des mentalités, le rôle des pratiques culturelles et la nécessité d’un cadre d’expression de la démocratie.

Syndicalisme et politique

Nous n’échapperons pas à un débat instruit sur ce rapport, même si nous pouvons a priori considérer que le risque d’instrumentalisation du syndical par le politique, en fait des syndicats (personnes morales) par les élus ou le gouvernement (personnes physiques ou institutions), ne justifie pas les expressions crispées à propos de l’indépendance syndicale ; simplement parce qu’en 2006 la question ne se pose pas dans les termes auxquels nous sommes habitués. Notons au passage et sans en tirer de conclusion, que les experts reconnus actuels des problèmes du syndicalisme français sont des « politologues » et non des sociologues des situations de travail dont l’objet d’étude serait centré sur l’approche « métier », l’activité professionnelle ou la place du travail salarié dans la société.

Revenons à quelques bases :

Dans un certain nombre de pays d‘Europe, le syndicalisme est né après la structuration des organisations politiques (Allemagne, Suède, Italie, autrement dit aussi bien au Nord qu’au Sud de l’Europe) ; ce n’est pas le cas en Grande-Bretagne, ni en France, avec des voies différentes. Le partage des tâches ou des rôles peut donc être assez différent selon l’origine du binôme parti / syndicat car bien entendu la question de l’articulation et de l’indépendance ne se pose vraiment que pour ces deux représentations du mouvement ouvrier. Les débats internes sur l’indépendance syndicale n’ont guère de sens dans un système corporatiste ou entièrement étatisé. De même qu’il est trop simple d’imaginer le syndicalisme comme un corporatisme spontané (chacun a entendu parler des corporations médiévales, du compagnonnage, des sociétés de secours mutuels etc), de même la notion de « courroie de transmission » doit être relue à la lumière de l’effectivité de l’action syndicale : l’action syndicale est un réformisme effectif, et elle peut avoir un effet politique précis ; l’automne 1995 a eu une conséquence électorale en 1997.

Les grèves et les manifestations de 2003, malgré l’insuccès de mobilisations rarement égalées ont eu une suite politique en 2004 et 2005 ; autre chose est de comprendre si les élections présidentielles et législatives de 2002 ont facilité la mise en œuvre de « réformes » qui par leur contenu ont ensuite attisé le mécontentement et facilité la mobilisation ou si la catatonie momentanée ( ?) de l’opposition politique a donné lieu à un transfert sur le mouvement social en attendant que les politiques aient pris la peine d’analyser leurs responsabilités ; ce que beaucoup n’ont toujours pas fait.

Mais il va de soi que nous ne nous intéressons qu’aux hommes politiques héritiers, après certes de nombreuses marches et contremarches, du « parti ouvrier » fondateur en principe d’une alternative au règne sans partage du capital.

Une tradition de débats ?

D’une manière ou d’une autre les organisations syndicales françaises et les partis politiques, « héritiers » ou cohéritiers poursuivent, chacun à sa place, des débats sur des concepts définis depuis longtemps ( ce qui n’a rien de péjoratif ni de « ringard » car on ne met pas à jour un concept si fréquemment) : partant du principe que le capitalisme est apte à faire face à la demande sociale, le choix que doivent faire ceux qui aspirent à changer les choses, à bouger le monde, à établir la justice, l’égalité, la liberté est entre une pratique de secte révolutionnaire et une lutte multiforme pour des transformations sociales qui en cas de succès alimentent le « réformisme ».

Quand Edouard Bernstein croyait que la Révolution s’identifiait aux progrès quotidiens accomplis par le mouvement ouvrier, il oubliait certes que le capitalisme ne manque pas de ressources pour s’appuyer aussi sur les luttes des salariés ; mais il posait un principe et une question : le principe, c’est être dans la société telle qu’elle est, la question, c’est celle de l’exercice du pouvoir.

C’est de ce point de vue là qu’il faut analyser le bilan de long terme de la gauche française, celle issue du mouvement ouvrier s’entend ; en matière de défense concrète des classes ouvrières et populaires le bilan de l’Allemagne, de l’Autriche et des pays scandinaves est « globalement » supérieur à celui de la France ; ce ne sont pas les péripéties actuelles sur l’évolution du Code du travail, de la Protection sociale, de l’état de la Justice qui peuvent faire croire qu’en matière de citoyenneté et de droits de l’homme des bases essentielles ont été acquises sur lesquelles s’appuyer pour aller de l’avant. Un mouvement « ouvrier », syndical et politique est comptable de son activité aussi bien quand les forces politiques qui s’en réclament sont au pouvoir que lorsqu’elles sont dans l’opposition : s’opposer, c’est empêcher.

Notre humilité devrait être entière face aux conditions de vie et de travail des classes populaires des états gérés pendant des décennies par « la » social-démocratie, quelle que soit aujourd’hui l’évolution que ces pays peuvent connaître et qu’il conviendrait là encore de comparer concrètement aux politiques suivies dans notre pays.

Bref un aggiornamento politique et social, donc une réflexion sur l’avenir du syndicalisme, et par conséquent sur l’avenir et la place de la FSU, semblent à l’ordre du jour.

Des problématiques :

Des pistes

Les rappels historiques ne doivent pas dispenser de l’analyse des situations concrètes présentes. Par delà les analyses, les orientations proposées par les uns et les autres montreront si l’appréhension d’un phénomène social total produit un discours autonome ou si comme par le passé récent, il ne s’agit que d’une adaptation plus ou moins critique à une réalité finalement jugée indépassable et du confinement, par exemple, du syndicalisme à une fonction tribunitienne, certes utile mais hors d’état d’ouvrir des lendemains qui chantent autrement que par un réformisme assumé, une action permanente et un apprentissage de la patience dans un temps où contradictoirement l’urgence semble être la règle pour toutes les activités humaines.

Il nous paraît évident que le renforcement du syndicalisme est une nécessité absolue pour qu’il joue un rôle positif dans les transformations sociales que la démocratisation et la modernisation de nos sociétés exigent ; la réhabilitation de la notion de progrès est un impératif et notre approche fédérale sur les questions de recherche est un outil précieux qui doit nous permettre d’avancer sur ce point précis, aussi bien dans le domaine des sciences dures que dans celui des sciences humaines décriées par l’économisme libéral ambiant.

Or, face à un capitalisme globalisé le syndicalisme en général, en France ou en Europe est affaibli, a du mal à se faire entendre, a du mal à fédérer à un niveau pertinent les salariés pour les faire agir contre les décisions d’un capitalisme financier pour lequel la création de richesse est déconnectée, de fait, de la production de biens réels, matériels ou immatériels (services) et qui assimile les résultats de la spéculation permanente que permettent les nouvelles technologies de l’information à une activité économique légitime. L’économie virtuelle et la bulle financière spéculative sont des données qu’il convient de remettre en cause en pesant sur les entreprises pour qu’elles assument les responsabilités sociales et environnementales à l’exercice desquelles les aides multiples des Etats auraient dû être attachées, en pesant sur les Etats ou les instances internationales qui entérinent ou conçoivent les règles du jeu qui autorisent un tel fonctionnement (fiscalité, règles comptables , statut de la propriété pour n’en citer que quelques unes). Changer les systèmes de production, d’échange et de consommation est une constante dans le fonctionnement d’un capitalisme qui évolue toujours, même si son évolution récente, liée à son développement financier, a vu croître une véritable couche de managers surpayés et des actionnaires (rarement personnes physiques) dont les logiques de prédation privée peuvent aboutir à des délocalisations qui appauvrissent le tissu productif de biens réels d’un pays, sans se préoccuper des conséquences à moyen terme sur l’équilibre social, les ressources dudit pays et les politiques de redistribution nécessaires. Il va de soi que ces pratiques impliquent une responsabilité des politiques dont le mouvement syndical ne saurait se désintéresser : la FSU avait initié lors de précédents congrès une réflexion sur les alternatives économiques qu’il conviendrait de remettre au premier plan de nos réflexions collectives.

Il est tout aussi nécessaire pour la FSU de développer sa recherche d’alliances et d’échanges internationaux afin qu’elle puisse participer à la construction d’un syndicalisme uni, efficace à l’échelle européenne et mondiale, ce qui passe par, dans un premier temps, une adhésion à la CES. Mais il va de soi que cela pose à la FSU la question de sa propre politique de développement.

Quel rôle de l’Etat ?

Cette prise de conscience des défis que porte au monde salarial de tous les pays une globalisation sans principes, puisque nul ne se soucie de voir respecter par les législations de pays émergents ou en développement les règles auxquelles beaucoup d’entre eux ont souscrit en signant les textes minimaux de l’ OIT, remet la question du politique et de la légitimité démocratique au cœur des débats. Il est impossible de développer un discours syndical réellement crédible sans intégrer la protection sociale des salariés des pays en développement, mais cela n’a de sens que si le libéralisme sans frein est combattu aux niveaux où il est le plus nocif pour l’équilibre des ressources humaines, du développement durable et de la qualité de vie, c’est-à-dire dans les organismes internationaux ou régionaux (à l’échelle de la planète), que sont l’OMC, la commission européenne , le G8, l’OCDE ..

Cela signifie donc que notre organisation syndicale doit être en mesure de produire une analyse sur les responsabilités de l’Etat, son évolution actuelle, sa caractérisation ; les militants doivent disposer des outils intellectuels qui leur permettent de démonter le fatalisme entretenu sur le caractère inéluctable et univoque des choix opérés.

En l’absence d’autre échelon pertinent pour l’expression d’une légitimité démocratique et d’une souveraineté populaire, il n’existe pas de peuple « européen » et donc pas de nation européenne, l’interlocuteur de la FSU comme garant de la solidarité, de la cohésion nationale, de l’aménagement du territoire, des politiques de redistribution et de la qualité des services publics à vocation constitutionnelle est l’Etat, avec son fonctionnement institutionnel sur lequel la FSU a, comme syndicat, à s’exprimer chaque fois que sont en cause les intérêts matériels et moraux « tant individuels que collectifs » (lois Auroux-1982) des personnels qui lui font confiance : prenons un exemple caricatural ; il y a 42 ministres et secrétaires d ‘Etat dans le gouvernement Villepin ; la dilution de l’autorité de l’ Etat, le gaspillage de moyens, la pléthore des cabinets sont autant de signes d’un malgoverno que la FSU serait légitimement en droit de dénoncer publiquement, si elle le jugeait tactiquement utile évidemment !

Cela est valable pour la totalité des rouages de l’appareil d’Etat, dont les collectivités territoriales qui précisément, dans une république une et indivisible, ne tirent leur légitimité que de leur citation dans la constitution et de leur qualité d’élément institutionnel ; il en va autrement des communautés d’agglo ou de communes etc qui ne sont pas composées par un vote des citoyens mais qui, gérant des moyens d’origine fiscale dévolus par les communes, peuvent entraîner notre organisation à demander que ces communautés soient désormais soumises à un suffrage direct ! On peut s’accorder à dire que ce n’est pas une urgence.

Les enjeux pour la FSU

Le prochain congrès de notre fédération doit donner réponse à quelques interrogations : avons nous mis en œuvre les décisions d’ouverture aux trois fonctions publiques ? avons nous approfondi et élargi notre présence dans nos champs d’origine ? avons nous fait en sorte que la FSU fonctionne avec plus d’efficacité ? avons nous développé nos alliances et contribué au renforcement du syndicalisme en le rendant plus uni dans l’action .

Pour notre part (FSU 13) :

Nous demandons un certain nombre de modifications statutaires destinées à renforcer la réactivité et l’efficacité de la fédération et qui tienne compte de l’expérience vécue depuis le dernier congrès national.

1 - Un appareil fédéral lisible, visible et renforcé : un secrétaire général, et x secrétaires généraux adjoints, dont certains seraient les responsables des branches qui devraient être créées.

2 - Des branches permettant une meilleure synergie par secteur d’intervention des syndicats de la FSU dans un cadre fédéral

3 - Une amélioration des conditions de prise de décision dans la fédération : outre que la création des branches , même si leur décision d’action ou leur mandatement pour intervenir auprès des pouvoirs publics peut faire l’objet d’une validation par une instance de la FSU, pourrait faciliter le fonctionnement de la FSU , les majorités actuellement requises de 70% ne correspondent plus à la logique d’élargissement décidée à Perpignan ; une majorité réduite à 65% serait suffisante.

Ces modifications statutaires indispensables ne préjugent pas de ce que pourrait être l’avenir de la fédération dans la perspective de la nécessaire unification du mouvement syndical dans notre pays. Il va de soi que cette démarche d’unification présuppose des contacts avec les confédérations et autres organisations syndicales sans interdire des étapes, une progressivité dans la concrétisation du processus mais dans l’information permanente et publique des salariés.

La FSU doit être une organisation attractive à l’interne comme à l’externe.

La confiance des salariés dans le syndicalisme doit se traduire par un engagement militant capable d’obtenir des avancées sociales : cela nécessite une vraie politique de développement de tous les syndicats de la fédération, une politique de formation des nouveaux militants appelés à remplacer massivement les générations à renouveler, formation qui inclut l’historique du mouvement syndical de notre pays et celui du continent européen, formation qui donnera aussi les outils conceptuels requis pour analyser les rapports sociaux.

L’intégration dans les postes de responsabilités de jeunes militants est d’autant plus nécessaire que le passage de la génération du baby boom à la retraite correspond à des classes d’âge plus fournies que les générations d’entrants dans la vie active et que cela pèse sur le potentiel de renouvellement des syndiqués, que l’allongement de l’espérance de vie peut influer sur la durée de l’activité professionnelle future, que les systèmes de retraite sont bouleversés du fait d’un renversement de la redistribution de la plus-value et que ces générations ont à construire l’outil syndical adapté à leur temps.

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