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En débat

Thème 2 : temps de travail et niveau de recrutement (congrès SNES 2007)

dimanche 4 mars 2007

Parmi tous les sujets traités, quelques remarques :

1) Le choix de titres laisse perplexe :

- « 2 1.1.1. Le travail en équipe et en complémentarité, clé de la réussite de tous les jeunes », une des clés, sans doute, mais « la » clé ?

- alors que nous informons les collègues des dérives des groupes de compétences en langues, le titre « 1.1.2. Les groupes de niveaux de compétence : quelle pratique d’équipe ? » paraît plus qu’incongru !

2) La question du temps de travail se pose avec une acuité toute particulière cette année de passage en force sur les décrets de 1950.

L’actuel mandat du SNES consiste en l’alignement à terme du service des certifiés sur celui des agrégés. Faut-il rappeler que les enseignants n’ont pas bénéficié de la RTT, que leurs horaires ont été définis sur la base de 40 h / semaine, à une époque où un professeur de lettres faisait tout son service en collège avec 2 classes contre 4 actuellement ?

« 2.1.1.1 (...) Du temps doit être donné dans le service des personnels pour développer une pratique de concertation, qui ne peut être réglementée que sous forme de décharge » La réflexion des rapporteurs ci-dessus met l’accent sur les contradictions qui traversent nos professions : d’un côté la stricte défense de nos statuts et de nos missions, de l’autre, les difficultés croissantes dans l’exercice de nos métiers. Le SNES doit-il revendiquer une simple diminution des horaires en présence d’élèves ou un partage du service entre heures de cours et heures de concertation ? La réponse n’est pas simple et serait sans doute différente en fonction du vécu de l’établissement, de la discipline, de l’expérience, de la personnalité du collègue. Il n’est cependant pas possible d’apporter des solutions différentes en fonction des situations et notre statut doit nous permettre de continuer à exercer aussi bien en collège qu’en lycée. Il apparait par ailleurs contraire à la notion de liberté pédagogique, défendue par ailleurs dans le texte, d’imposer à tous de façon hebdomadaire des heures à la disposition des équipes, à la merci de dérives éventuelles (conseil pédagogique, annualisation, remplacements à l’interne, etc ...).

3) Niveau de recrutement : si la proposition de Reims (cahier n°2) a le mérite de retirer le mémoire professionnel des éléments de validation, elle ne répond cependant pas à nos revendications salariales. L’attribution d’un Master (Bac + 5) à l’issue de la formation IUFM n’aurait que peu d’incidence sur le niveau de recrutement qui conditionne nos rémunérations, les CoPsys en font l’amère expérience, eux dont la durée du stage est portée à 2 ans pour obtenir un DESS et qui n’en retirent aucune reconnaissance salariale, ni même la hors-classe. Il faut donc passer le concours au niveau M1, la réussite validant le Master, ce qui porterait le niveau de recrutement à bac + 5, avec en parallèle le rétablissement d’un pré-recrutement type IPES pour permettre à tous de préparer les concours.

Karine Boulonne, Unité et Action

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